Isologis
Chauffage & rénovation

Remplacer ses radiateurs électriques par une pompe à chaleur

Mis à jour le 2 août 2026 · 7 min de lecture

Remplacer ses radiateurs électriques par une pompe à chaleur est l'un des projets les plus rentables qu'on chiffre, et pour cause : les maisons chauffées aux convecteurs à effet Joule affichent presque toujours les factures les plus lourdes. On en équipe régulièrement en Île-de-France et dans les départements limitrophes (27, 28, 45, 60, 76). Voici, du point de vue de ceux qui déposent les grille-pain et posent la PAC, par où commencer et à quoi s'attendre.

Pourquoi vos convecteurs plombent la facture

Un radiateur électrique transforme 1 kWh d'électricité en 1 kWh de chaleur. On parle de rendement « de 100 % », mais c'est trompeur : il n'y a aucun gain possible. Une pompe à chaleur, elle, ne brûle rien : elle capte les calories de l'air extérieur et les restitue à l'intérieur. Avec un COP de 3 à 4,5, elle produit 3 à 4,5 kWh de chaleur pour 1 kWh consommé. À tarif identique, la facture de chauffage est divisée par 3 à 4.

Sur nos relevés, une maison de 100 m² peu isolée chauffée aux convecteurs consomme 12 000 à 18 000 kWh par an rien qu'en chauffage. Au tarif 2026 (environ 0,20 €/kWh), cela fait 2 400 € à 3 600 € par an. Avec une PAC dont le COP moyen tourne autour de 3,5, cette même facture descend vers 690 € à 1 030 €.

Ce qu'on regarde en premier à la visite

Avant de parler matériel, nos techniciens évaluent deux choses : l'enveloppe du logement et les émetteurs en place.

Une PAC ne rattrape pas une passoire. Dans un logement qui fuit, elle tourne à pleine puissance et son rendement s'effondre. Quand l'isolation est déficiente, on conseille de reprendre les combles avant de dimensionner l'équipement : c'est ce qui réduit la puissance nécessaire, donc le prix de la PAC.

Second point, décisif dans une maison tout-électrique : il n'y a en général aucun circuit d'eau de chauffage. Pas de tuyaux, pas de radiateurs à eau. C'est ce constat qui oriente vers l'une ou l'autre des deux solutions.

Air/air ou air/eau : le vrai choix

CritèrePAC air/airPAC air/eau
Circuit d'eau requisNonOui (à créer)
Eau chaude sanitaireNonOui (avec ballon)
Rafraîchit l'étéOuiEn option
MaPrimeRénov'Non éligibleÉligible
Coût posé5 000 à 12 000 €10 000 à 18 000 €
Ampleur du chantierLégèrePlus lourde

Si la priorité est de faire baisser la facture vite et sans gros travaux, la pompe à chaleur air/air est souvent la meilleure porte d'entrée. Elle diffuse la chaleur par des unités intérieures (splits), sans aucun circuit d'eau, et se pose en 1 à 2 jours. Ses limites, qu'on annonce toujours : elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire, et elle n'ouvre pas droit à MaPrimeRénov' (seulement à la prime CEE). En revanche, elle rafraîchit l'été — un vrai plus sur les étés franciliens.

Pour un remplacement complet du chauffage avec eau chaude et aides maximales, la pompe à chaleur air/eau s'impose. Elle demande de créer un circuit hydraulique (radiateurs à eau ou plancher chauffant) et de poser un ballon. Chantier plus conséquent (2 à 5 jours), mais elle donne accès à MaPrimeRénov' et à la prime CEE, soit plusieurs milliers d'euros selon vos revenus. Notre page dédiée au remplacement des radiateurs électriques détaille les configurations possibles.

L'ordre des travaux qu'on recommande

  1. Visite technique ou audit — on évalue le logement, on calcule la puissance et on tranche entre air/air et air/eau.
  2. Isolation si nécessaire — combles, murs ou plancher, en priorisant les postes les plus déficitaires.
  3. Dimensionnement de la PAC — d'après les déperditions réelles, pas un ratio au m².
  4. Pose et raccordements — unité extérieure, unités intérieures ou module hydraulique, ligne électrique dédiée, mise en service.
  5. Dépose des anciens convecteurs — dans le cas d'une air/eau avec nouveaux émetteurs.

Inverser cet ordre, c'est risquer de surdimensionner la PAC pour compenser une isolation qu'on aurait dû traiter d'abord.

Les aides selon la solution retenue

Un passage à une PAC air/eau ouvre droit aux aides pour pompe à chaleur classiques :

  • MaPrimeRénov' : 2 000 à 5 000 € selon votre profil de revenus, pour une air/eau en résidence principale.
  • Prime CEE : cumulable, généralement 500 à 2 000 € de plus.
  • TVA à 5,5 % : sur la fourniture et la pose, logement de plus de 2 ans.
  • Éco-PTZ : jusqu'à 50 000 € à taux zéro pour financer le reste à charge.

Pour une PAC air/air, seules la TVA réduite, la prime CEE et l'éco-PTZ s'appliquent : MaPrimeRénov' ne la couvre pas.

Ce que ça donne, chiffres à l'appui

Sur un cas type de pavillon de 120 m² aux convecteurs, consommant 15 000 kWh/an en chauffage :

  • Facture actuelle : environ 3 000 €/an
  • Après une PAC air/eau (COP 3,5) : environ 860 €/an
  • Économie annuelle : ~2 140 €
  • PAC air/eau posée : 13 000 € avant aides
  • Reste à charge après MaPrimeRénov' + CEE (revenus intermédiaires) : ~8 000 à 9 500 €
  • Retour sur investissement : 3 à 4 ans

Ces chiffres varient selon l'isolation, le tarif d'électricité et le COP réel.

Quelle que soit la solution, le recours à un installateur certifié RGE reste obligatoire pour toucher les aides. Vous voulez savoir ce que donnerait le remplacement de vos radiateurs électriques chez vous ? Demandez votre devis : la visite technique tranche le type de PAC et le coût posé.

Un projet de pompe à chaleur ?

Isologis, partenaire MaPrimeRénov' et CEE, établit gratuitement votre devis.

Questions fréquentes

Oui, et c'est souvent le bon calcul. La PAC air/air couvre les pièces de vie, et un ou deux radiateurs conservés suffisent pour un débarras ou une chambre d'appoint peu chauffée. Cela réduit le nombre de splits à poser, donc le coût du chantier, sans dégrader le confort dans les pièces principales.

Sources officielles

Prêt à réduire votre facture de chauffage ?

Demandez votre devis gratuit à Isologis et profitez des aides 2026.

Obtenir mon devis gratuit →
AppelerDevis gratuit →